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heu....
des meurtrières créées durant les guerres de religion.
mou ai. il ne faut pas recopier les erreurs l
Par Anonyme, le 13.09.2019
merci simone mais je t'ai aidée de bon cœur !
sylvie c.
Par CAILLAUD SYLVIE, le 01.10.2017
coucou du soir.une bien jolie photos avec ces cygnes noir http://pommere inette.centerb log.net
Par pommereinette, le 18.09.2017
merci. le compliment me va droit au coeur. vous aussi vous me manquiez. l'amitié est un bien précieux qu'il fa
Par jugazan, le 18.09.2017
belle rando et beaux points de vue. contente de retrouver notre simone, elle nous manquait !!!!!
Par Anonyme, le 18.09.2017
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Date de création : 10.02.2011
Dernière mise à jour :
30.06.2018
415 articles
Un Sonnet à Saveur de Fraise
Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme l’éclat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands
Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je futs vite charmé par son parfum d’hier
Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse où la beauté d’un fruit
Me faisait rêvasser aux couleurs infinis
C’est alors que je vis, que ce fruit n’était seul
Puisque Dame Nature, à laissé en mon œil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai
Avril, dans mon coin de pays,
est souvent un hiver qui s'étire,
comme un gros chat qui n'en finit plus de se reposer.
On voudrait le voir déguerpir et inviter monsieur Le Mai !
Les bulbes en ont assez de dormir.
Ils travaillent fort pour poindre du nez,
nous sourire malgré le froid qui les traumatise.
Et vlan! sans avertissement,
ils se font rhabiller de blanc
et claquer la porte au nez.
Soumis, ils retournent s'assoupir...
Le soleil, à l'oeil coquin tel un séducteur,
réussit à les amadouer par de douces caresses improvisées.
Allez! réveillez-vous! nous avons un printemps à célébrer.
Crocus, muscaris et narcisses se bousculent à nouveau,
pour accéder aux premières loges tant convoitées.
La terre reprend ses couleurs.
Elle se maquille sans trop s'inquiéter de son allure.
Après tout, les yeux qui l'admirent ne sont-ils pas fascinés
par ce nouveau miracle de la nature?
Ah... avril dans mon coin de pays,
sera toujours une jolie boîte à surprises.
Céline Blondeau
La plume et le nuage
Une plume volage,
A décidée de draguer un nuage.
Elle le frôle doucement,
Coquine, elle s'élève au vent en tournoyant..
Petit nuage voudrait bien jouer,
Avec cette nouvelle amie qu'il a rencontrée...
Sans s'apercevoir du manège de cette plume un peu libérée.
Il lui offre un lit douillet, cotonneux à souhait.
Un ange vint à passer,
Vit la folie de la plume vers le nuage bébé...
Il décida de l'apostropher,
Eh ! que vois je tu aguiches ce jeune nuage, quelle idée
Soudain Eole en colère se mit à souffler,
Décolla la plume et plus loin la fit s'envoler.
Mais petit nuage est devenu triste à pleurer,
A son âge on ne comprend pas encore le libertinage.
LE REVE DES CHEVAUX
Deux chevaux
Rêvent dans leur enclos.
Moi, dit le premier,
J’aurais aimé vivre au temps des croisades
Pour être couvert d’une armure d’or
Et chevaucher en compagnie
D’un preux chevalier.
Moi, dit le second,
J’aurais aimé être un cheval de cirque
Pour danser aux flonflons de l’orchestre
Avec mon harnais à plumes et à pompons
Et faire voltiger une jolie écuyère.
Finalement, dit le premier,
Nous ne sommes pas malheureux
Dans notre enclos,
A galoper le long des barrières,
Et brouter l’herbe nouvelle,
Et à regarder voler les nuages
Toute la journée.
Nous au moins on a la liberté.
Encre-Plume
LES GABARES
De Limeuil à Saint-Léon,
Les eaux ambrées
De la Vézère
Se mêlent en lents tourbillons
Aux eaux vertes
De la Dordogne.
Les rives sont recouvertes
D’une herbe fraîche et veloutée,
De joncs et de roseaux.
Une file de bateaux
Descend la rivière généreuse,
Bien enlevée par la cadence des mariniers.
L’écume jaillit longeant
Les flancs des gabarots
Et des Naus.
Elle danse derrière une sarabande mousseuse.
Le sillage s’élargit
Comme la traîne d’une robe de mariée,
Pour venir battre les pierres tiédies
Dans un clapotis chantant
Qui se veut être une caresse d’amour.
Couralin, courpet,
Couajadour,
D’une gabare à l’autre, porté par les airs,
Retentit fort et clair
Le chant des bateliers des siècles passés :
" E sus la Dordonia"
"Davalan los batels"
(Encre-plume)
Une Châtaigne
Se promener en forêt,
pour décompresser
regarder, écouter, respirer
Marcher sur un tapis de feuilles mouillées
nos pas sont étouffés comme pour ne rien effrayer
pour ne rien réveiller
la nature est ensommeillée
et nos yeux par tant de couleurs émerveillés
Tant de jolies choses
devant nos yeux se posent
une chataigne lovée dans un nid douillet
comme un oisillon par la douceur elle est entourée, protégée
ni la prendre, ni la toucher on ose
juste la regarder et doucement s'éloigner
laisser en place ce joli tableau
la nature nous fait de si beau cadeau
Gabrielle Egger,
Nos arbres
Arbres majestueux de nos jolies forêts
Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?
Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques
Midi. L’astre au zénith flamboyait dans les cieux.
L’azur immaculé, profond et radieux,
Posait sur l’horizon sa coupole sereine.
Le fleuve au loin passait, lent, sur la brune arène.
Des vallons aux coteaux, des coteaux aux vallons,
Les champs jaunis ou verts prolongeaient leurs sillons.
Sur les versants ombreux des collines prochaines
La forêt étageait ses hêtres et ses chênes.
Ce n’est plus, ô printemps ! tes riantes couleurs ;
C’est l’été mûrissant aux fécondes chaleurs.
Sous les soleils d’août, d’une teinte plus dure,
L’arbre à l’épais feuillage assombrit sa verdure ;
La fraîcheur a fait place à la force ; l’été
Resplendit dans sa flamme et sa virilité.
Aux fleurs ont succédé les fruits, — saintes richesses
De l’homme ; — la nature a rempli ses promesses.
Il est midi. Planant dans l’immobilité,
L’astre épanche sa flamme avec tranquillité.
Le vent s’est assoupi, la forêt est paisible.
Parfois, sous les rameaux, l’oiseau chante, invisible,
Puis se tait, fatigué de lumière, et s’endort ;
Les abeilles, les taons des bois, les mouches d’or,
Enivrés des rayons qui tombent des ramures,
Sur l’herbe tiède et molle éteignent leurs murmures :
La lumière au silence, hymen mystérieux,
S’accouple dans la paix des bois et dans les cieux.
Paix sainte des grands bois ! paix des cieux pleins de flamme !
Heureux, heureux qui peut, dans ses yeux, dans son âme,
Sans pleurs, sans deuils poignants, sans regrets acérés,
Paix saintes, recevoir vos effluves sacrés !
Heureux l’esprit sans trouble, heureuse la paupière
Que le silence enivre et qu’endort la lumière,
Qui jouit d’un beau jour sans le voir se ternir
Des ombres qu’après soi traîne le souvenir !
Auguste Lacaussade, Les Automnales (1876)